Est-il possible de vivre libre ?

Les « Journées Émergences » commencent là où se termine le « week-end Émergence »… Est-il possible de vivre libre ? Le fil rouge de la journée : un morceau d’histoire de la mythologie grecque, le parcours d’Ulysse.

Des interventions qui bousculent

Chaque intervenant a abordé une sous-thématique différente, souvent enrichissante, parfois bouleversante, notamment sur notre condition humaine.
Exemple marquant : Émilie Caspar et son exposé sur l’obéissance à l’autorité, illustré par des faits historiques montrant la passivité ou le peu de résistance face aux génocides.

Nous avons aussi goûté à des moments de pause corporelle avec Étienne Borel, et à des moments musicaux et poétiques avec Anaïs Gaudemard à la harpe, mon ami pianiste Julien Brocal, l’actrice Delphine Brual et le Chœur de l’Instant. La journée fut également résumée en image par le dessinateur Gabs.
Et pour tout cela j’étais en bonne compagnie de mon ami dans le bien, Alain, que je retrouve chaque année lors des Journées Émergences.

Ilios Kotsou et Julien Brocal
Anaïs Gaudemard

1. La liberté dans la cité avec Pascale Seys

Pascale Seys a ouvert la journée avec les philosophies grecques. Pour les Anciens, la liberté était collective. Le mot « individu » signifiait « idiot » : chercher le bonheur seul était vu comme un non-sens ; il se construisait en relation, dans la cité.
Elle a également parlé de la fable du chien et du loup de La Fontaine, métaphore percutante de l’équilibre fragile entre confort et liberté.

Pascale Seys

2. Liberté intérieure et extérieure selon Matthieu Ricard

Caroline Lesire et Matthieu Ricard

Matthieu Ricard a enchaîné avec un rappel puissant : liberté intérieure et liberté extérieure se nourrissent l’une l’autre. Il nous a invités à revisiter l’interdépendance, la souffrance et ses causes, la compassion et le détachement – étapes clés sur le chemin de la liberté intérieure.

3. Le cerveau, ses illusions et ses contraintes & Addictions – Le bon, la brute et le truand.

Avec Clara et Steven Laureys, nous avons découvert comment notre cerveau crée des illusions et comment celles-ci limitent notre libre arbitre.
Puis Amandine Luquiens a mis en lumière le lien entre addictions et difficulté à reprendre les rênes de notre vie.

4. Se libérer du chant des sirènes algorithmiques.

Jean-Lou Fourquet a tiré la sonnette d’alarme sur le pouvoir des algorithmes des réseaux sociaux, qui influencent nos choix de visionnage et nos comportements.

En contrepoint, Albert Moukheiber a nuancé : oui, nous sommes manipulés, mais nous gardons un pouvoir de choix.
Exemple concret : un restaurant absent de Google Maps sera moins visible ; pourtant, à nous d’utiliser ces plateformes consciemment pour informer et nous informer.

5.Un cerveau plus libre – Albert Moukheiber

Albert est le premier intervenant de l’après-midi avec une réflexion passionnante sur le libre arbitre.

Ce que j’ai particulièrement retenu de son discours, c’est la partie qui démarre avec la présentation d’un extrait de l’anime Evangélion, très philosophique à propos de la liberté.
Dans l’extrait, Evangélion veut être libre, choisir ses contraintes, et se retrouve finalement face à l’angoisse de l’infini : « qu’est-ce que je vais faire ? ».

Albert nous explique que le libre arbitre n’est pas binaire, mais nuancé, avec des degrés de liberté, et qu’il faudrait peut-être parler de “free-won’t” plutôt que de “free-will”.

Il nous propose une expérience de pensée : imaginons être aussi petit qu’un atome et croiser une molécule d’eau H₂O. Est-ce qu’une seule molécule d’eau mouille ? Non. Il en faut au moins six pour que la propriété « mouillage » apparaisse. C’est une propriété émergente, qu’on ne peut pas étudier de manière purement réductionniste.
Autre exemple : l’« embouteillage ». On ne le trouve pas dans une seule voiture, mais dans l’ensemble.

De la même manière, on ne trouve pas le libre arbitre dans un seul neurone. Il apparaît à un niveau supérieur – celui de l’organisme, voire du groupe. Comme dans l’anime, nous n’avons pas vraiment de libre arbitre isolé ; nous avons besoin de certaines contraintes pour qu’il se manifeste. Le libre arbitre devient alors une émergence, grâce à l’existence d’agents causaux.

Albert insiste : nous confondons souvent le “comment” et le “pourquoi”.
Nous cherchons comment il pourrait y avoir un libre arbitre avec des causes matérielles (cause efficiente), alors qu’il faut aussi s’intéresser au pourquoi (cause formelle et cause finale).
Nos envies, nos motivations, nos émotions ne se trouvent pas dans un neurone. On ne peut pas localiser la peur, la joie ou nos souvenirs dans une seule cellule. Tout cela émerge d’un niveau explicatif supérieur.

La pensée moderne, marquée par le réductionnisme, a tendance à oublier ces propriétés émergentes.
Albert propose donc de ne plus parler de libre arbitre mais d’agentivité : ma capacité à agir dans les contraintes qui s’imposent à moi. Cette agentivité varie selon de nombreux critères (santé, lieu de naissance, condition financière, famille dans laquelle on a grandi…).

Certains modèles théoriques suggèrent qu’il faut cesser de parler en termes de causalité et penser plutôt en termes d’information. L’état précédent du système m’informe mais ne me détermine pas totalement, grâce à la rétroaction et à la métacognition – des propriétés émergentes qui permettent d’accommoder le libre arbitre.

Dans ce schéma :

  • Le passé est figé ;
  • Le présent est l’interaction – entre individus, neurones, niveaux explicatifs – où tout est en train de se définir ;
  • Le futur n’est pas encore défini, car on ne peut pas prédire les propriétés émergentes qui apparaîtront.

C’est un modèle top-down (du haut vers le bas) plutôt que bottom-up.
Nous avons nos prédispositions innées (génétique, traits de personnalité…), nos acquis (environnement dans lequel nous vivons). Ces deux dimensions se combinent pour créer nos choix.

Ces choix nous placent dans de nouveaux environnements, qui nous offrent d’autres options. À chaque étape, nous exerçons notre agentivité – et c’est peut-être là que réside notre libre arbitre, comme une propriété émergente issue d’expériences nouvelles, d’environnements nouveaux et de choix.

Nous sommes des agents avec un but, sur lequel nous avons une marge de manœuvre.
Kevin Mitchell affirme que nous avons un libre arbitre. Albert Moukheiber, lui, se dit agnostique sur la question.

Vient alors la question des conséquences morales :
– Si nous avons du libre arbitre, que faisons-nous des criminels, des politiciens, des artistes ?
– Comprendre, est-ce pardonner ?
– Et si nous n’en avons pas, qu’est-ce que cela change ?

Plus intéressant encore : même les personnes qui ne croient pas au libre arbitre se comportent comme si elles en avaient un.
Les chercheurs se sont demandé si la croyance dans le libre arbitre change quelque chose. La réponse est oui : les personnes qui croient avoir un libre arbitre manifestent plus d’agentivité – positive ou négative. Elles estiment qu’il faut punir et récompenser, etc.

Le libre arbitre n’est pas quelque chose de binaire. On ne sait pas encore si nous en avons ou pas.
En revanche, y croire ou pas est très déterminant.

Nous ne sommes pas des êtres isolés. La responsabilité et le libre arbitre restent, comme souvent, des responsabilités partagées.
Cette partie était fascinante, présentée de façon très simple et libre.

6. Comment penser le libre arbitre ? – Nicolas Gisin

Nicolas Gisin

Ensuite, nous avons traversé l’univers quantique et tressailli avec une particule à des milliers de kilomètres grâce à l’intervention de Nicolas Gisin.

7. Quand l’histoire met l’humanité à l’épreuve : obéir ou résister ? – Émilie Caspar

La partie suivante, présentée par Émilie Caspar, m’a profondément troublée, en lien avec l’actualité : Quand l’histoire met l’humanité à l’épreuve : obéir ou résister ?
Nos mécanismes de résistance à l’inhumanité sont ancrés dans nos modèles d’enfance. Que faire face à cela ? Je dirais : montrer plus de modèles d’humanité, surtout aux enfants et aux adolescents, et ne jamais baisser les bras. Garder espoir.

8. Vivre à la verticale de soi, une quête de joie et de confiance – Stéphanie Bodet

Caroline Lesire et Stéphanie Bodet

Nous avons ensuite pris de la hauteur avec Stéphanie Bodet, qui nous présentait ses voyages « à la verticale », escaladant les sommets avec simplicité et joie.

9. Petite philosophie de la liberté – Alexandre Jollien

Alexandre Jollien, réconfortant, raconte la vie à travers ses récits authentiques et ses histoires avec ses amis « dans le bien », ces moments de liberté partagés.


Pour lui, plus important que le libre arbitre et la liberté, c’est la capacité de s’abandonner, d’être traversé par la vie, de se laisser faire et défaire au fil des expériences, d’avoir une totale confiance en l’autre. Être dépris de soi.

Ilios Kotsou et Alexandre Jollien

« Je m’en fous de savoir si on a ou non du libre arbitre. »
Comme le disait Bergson, c’est une expérience intime. Dès qu’on met un mot dessus, dès qu’on l’explique, on sort du libre arbitre.

Le libre arbitre, c’est comme un curseur, une boussole qui nous montre chaque jour où l’on en est par rapport au regard des autres, par rapport à l’image de soi : qu’est-ce que je peux laisser pour me laisser traverser par la vie ?
La vraie question du libre arbitre, c’est : à quel point je maîtrise mon existence ?

« Une des grandes souffrances de la vie, c’est qu’on croit avoir une maîtrise là où l’on n’en a pas, et qu’on déserte les combats là où l’on a la liberté d’agir. »

Être libre, comme le dirait Suzuki, c’est être libre du jugement, libre du discours intérieur qui disqualifie le réel.

Spinoza dit : « L’homme n’est pas un empire dans un empire. »
Il n’y a pas de fatalité. Tout n’est pas foutu.
Les hommes se croient libres parce qu’ils ont conscience de leurs désirs, mais ils ignorent les causes de leurs désirs. Le jeu consiste à devenir actif – c’est-à-dire à être à l’origine de ses désirs – et non pas à être balloté par la causalité.
Précisément, pour devenir libre, il faut connaître les règles du jeu, ne pas fuir dans l’illusion.

L’homme n’est pas un empire dans un empire : autrement dit, on ne se libère pas tout seul, on est libéré par la vie.
Le chaos n’est pas l’opposé de la paix.
Spinoza dit que l’être humain est un des attributs de la substance infinie.

« J’ai l’illusion d’être un individu séparé à protéger, l’illusion de maîtriser mon existence, mes pensées, mes actes, l’illusion d’avoir un libre arbitre total. Et pourtant je me coupe de l’existence, de la nature, des autres… Pas étonnant qu’à la fin de la journée on soit complètement crevés. »

Ce n’est pas « laisser-aller », c’est laisser-être, avoir une confiance infinie. Et c’est précisément la chose la plus difficile au monde pour moi : être dans la confiance.

Comme dit Thompa, il y a deux sortes de confiance :
– La première, basique : croire que, quelque part, il y aura un radeau pour nous accueillir ;
– La deuxième : comprendre qu’on flotte, sans radeau, sans bouée, sans filet… mais ensemble.

« Pour moi, Émergences, c’est découvrir qu’on flotte ensemble. Alors, libre arbitre ou pas, on s’en fiche un peu. On flotte. Mais d’autres peuvent couler, en ce moment même. »

Je dis souvent : les Journées Émergences commencent quand on sort d’ici. Quelles graines emportons-nous avec nous ? Quel exercice spirituel, quel outil philosophique emmène-t-on avec soi ?

L’homme n’est pas un empire dans un empire. Nous sommes interdépendants. Nous sommes fragiles, et c’est ok. Laisser à l’autre le droit d’être fragile ne veut pas dire être complaisant ni dire « fais-moi tout ce que tu veux ». Cela veut dire : « je t’aime inconditionnellement ».

Cet amour que nous ressentons tous, quelque part en nous pour quelqu’un, nous sommes appelés dès maintenant à l’élargir, le faire émerger, apprendre à non-maîtriser la vie. Alors le libre arbitre… on s’en fiche un peu.

Stéphanie Bodet, Matthieu Ricard, Amandine Luquiens, Steven Laureys, Pascale Seys

Bravo Ilios Kotsou et Caroline Lesire pour une journée très réussie, merci à tous les intervenants pour leurs lumières.

Sans oublier les bénévoles souriants 🙏.

ChatGPT ne peut égaler ses connaissances – un récit inspirant d’une partie de notre histoire, racontée par Mohammed Taleb

Marie de l’art-tisane, Mohammed Taleb

Une conférence dans un lieu agricole circulaire, où un humain raconte l’histoire commune à un autre groupe d’humains.

Les Aventurières de l’Âme du monde pour le Bien commun. Un millénaire de contre-histoire,  de Hildegarde de Bingen à nos jours.

Voici le cadre..

Cet être intemporel, Mohammed Taleb, homme arabo-musulmant érudit , nous livre ses connaissances riches, d’une partie de l’histoire du monde qu’on ne nous enseigne que très peu, voir pas du tout. Son discours souligne nos besoins de sens, de reliance, de ponts entre les disciplines, philosophies, sciences, histoire, systèmes, religions, nos vécus intérieurs, une voie de culture générale … la transdisciplinarité

Une lumière éclore en moi, celle de la résonance avec le tissage de liens, d’autonomie d’action engagée, plus encore grâce aux modèles que Mohammed nous expose, il s’agit d’aventurières romanesques.

Il nous parle de chaos, de cosmos, de liens, et de l’interculturalité de certains éléments, comme la profondeur universelle, de sympathies, d’analyse systémique être attentif au liens, sans la réduire à l’idée de causalité, surtout pas. La forme d’être au monde, liant la poésie, la médecine, la musique, l’art, les sciences, les mathématiques, l’architecture, la vision, la vie.

Que c’est rassurant d’entendre que ce qui détruit notre âme universelle, c’est l’individualisme, la compétition, la quête matérialiste, la hiérarchisation des choses et des êtres.

Historiquement nous avons traversé la Méditerranée par la philosophie de la Grèce antique, et passant par Alexandrie, et le christianisme romain, puis un saut en Allemagne, Belgique, France et l’Irlande, pour sa tradition originale de rapport universel à la nature et à Dieu non duel.

C’est en nous rappelant d’où nous venons, que nous pouvons construire un avenir plus solide et durable ensemble, avec toute la puissance du cosmos qui nous entoure. Le temps est un précieux support de transmission, et quand il nous rapproche entre le passé et l’avenir, la nature des mots, de la symbolique, nous dévoile la clé. Je suis enchantée de retrouver une résonance d’appartenance, comme la profondeur et la reliance, l’interdépendance des choses visibles et invisibles, la non-adhérence au concept de frontières au sens large, la difficulté à me sentir à l’aise avec le concept de féminin sacré, de certaines formes de féminisme séparateur, qui divise.

Réenchantons le monde ! 🤍

Découvrez vous-même… l’univers passionnant de ses transmissions.

Vous pourrez trouver ses inspirations sur:

Pour rester informé de ses prochaines conférences et enseignements : https://www.facebook.com/share/1CAaSaqDXj/?mibextid=wwXIfr

Alors je vous assure que les GPTs ne pourront pas nous permettre d’apprendre ces connaissances.

Je recommande vivement de suivre Mohammed Taleb, ainsi que les ateliers à l’art tisane.

Évolution, Amour, et Journée mondiale de l’environnement

C’est une histoire que je trouve très émouvante, l’origine de la vie, et avant elle, la naissance de la matière. Une poésie visuelle, une danse d’images de croissance naturelle, d’interdépendance physique et organique, de circularité fluide. Ensuite le tableau change, une toile se tisse et devient progressivement encombrée de tortures infligées à la nature. « Nature, pour une réconciliation », film de Yann Arthus-Bertrand & Anne-Sophie Novel, dont je retiens un objectif principal, plus d’amour pour faciliter la guérison de l’homo economicus.

« L’objet principal pour lequel a été créé l’homme, son grand but, sa grande fonction, c’est d’aimer. Comprendre ne vient qu’après. »
Victor Hugo

Une généreuse invitation offerte par la fondation GoodPlanet le jour mondial de l’environnement.

Cette œuvre reprend l’histoire de l’univers avec des images sublimes de galaxies, de nébuleuses, de planètes, et puis un zoom sur la planète habité par la vie. Qu’est-ce que cela fait rêver! Des paysages lumineux et colorés d’horizons divers, des gens souriants, des animaux fascinants du plus petits phytoplancton au cétacés, passant par les champignons et la photosynthèse.

La scène s’assombrit pour parler de la destruction de la vie,… des images dures, terrifiantes, un évolution catastrophique, la sixième destruction de masse de la planète terre se joue. Oui. C’est troublant, même très angoissant.

Que faire ?

À la fin, nous retrouvons un certain espoir, grâce à un défilé de personnes actives, qui agissent pour inverser la tendance destructrice, qui dénoncent, alertent, font… des visages de femmes, dont Jane Goodall, Adélaïde Charlier, Flore Vasseur, Claire Nouvian, et des dizaines et des dizaines d’autres femmes, agricultrices, autrices, protectrices, fondatrices, toutes actrices de changement en faveur de la vie, de l’environnement, des humains, des animaux …

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. »
Albert Einstein

Les larmes aux yeux, mon cœur se réchauffe. Peut-être que c’est trop tard pour certaines formes de vie, mais en attendant la fin, occupons-nous à faire le bien pour la vie, la saupoudrer d’amour et de soins, ensemble. Réapprenons à cohabiter, à co-créer, à collaborer, à aimer.

Traverser l’invisible : entre handicap visuel, reconversion et dignité – je démissionne

LE JOUR DE LA DÉMISSION

Ce matin là, après une énième insomnie, d’angoisse de l’avenir, à cause de la pression et des risques qui ont un poids visuellement trop lourd, je me sens coincée dans une situation que je ressens dénuée de sens.

Je suis allée à mon rendez-vous que j’avais pris pour prolonger mon activité. Mon contact m’attendait avec le document necessaire pour continuer, comme je l’avais annoncé dans mon message. Après « bonjour …», j’ai simplement dit « j’arrête tout », les larmes aux yeux.

La personne, étonnée, me questionnait avec énormément de bienveillance « tout?? ». Je lui répondais que je garderais mes heures « d’enseignante remplaçante à dans l’enseignement spécialisé » où j’enseigne l’informatique à des jeunes en situation de handicap. Le rythme y est adapté à chaque élève.

Beaucoup d’émotions ont précédé cette décision, beaucoup de nuits d’insomnies, de cauchemars. Le sentiment de honte qui freinait la prise de cette décision, sentiment de frustration face à une certaine injustice liée à un système et ses interprétations différentes en fonction des structures appliquantes, de la colère aussi, et énormément de tristesse lié au travail déjà réalisé…cette tristesse m’accompagne encore, je traine la honte que je classifierai de « sociale », et la frustration de me sentir injustement coincée.

Aujourd’hui je me sens libérée, comme à la fin d’une période d’examens de certification. Je me suis libérée de cette pression du temps lié à ces conditions administratives, le temps qui court si vite et que je ne peux pas égaler.

J’arrête mes activités d’indépendante (oserais-je dire temporairement), pour apprendre à vivre avec mon trouble.

L’amour de la vie

Je suis une femme pleine d’énergie et de projets, curieuse et gourmande. J’aime les gens — pas tous, évidemment. J’aime les tête-à-tête, les discussions profondes, les réflexions partagées. J’aime le questionnement artistique, la fragilité surprenante et la robustesse de la nature, le cœur émerveillé de certains. J’aime créer, aimer, voyager, …

Ces facettes me définissent, je les chéris et je les garde précieusement. En même temps, je me sens lasse de cette autre partie de moi. Lasse de cette situation actuelle. Frustrée par cet œil qui trouble les mots, la terre, mon âme.

« On ne voit bien qu’avec le cœur », écrivait Saint-Ex.

Oui… mais encore faut-il savoir calmer ce cerveau reptilien en hypervigilance. J’y travaille, entourée d’une équipe bienveillante : médecin, psy, sophrologue, coach… et je leur suis infiniment reconnaissante pour leurs soins.

En transition

Ma limitation visuelle est un boulet : elle ralentit mes actions, entrave mes lectures et mon élan artistique, complique la reconnaissance des visages et du langage corporel, m’empêche de travailler à l’écran avec l’aisance de la cheffe de projet numérique que j’étais. Le monde va trop vite pour que ma mémoire visuelle — autrefois si performante — retienne les visages ou les environnements.

Parfois je prends des photos pour mieux explorer mes expériences visuelles plus tard, à mon rythme. Comme un arrêt sur image. J’aimerais tant pouvoir appuyer sur un bouton “ralenti” ou « slow Motion », comme sur une télécommande…

Seul le soleil ravive ma vue. La lumière artificielle, elle, m’est douloureuse. L’hiver c’est Lucifer, la chaleur en moins.

En résumé, évitez de me donner rendez-vous dans une foule… sauf pour jouer à cache-cache !

Quand le système épuise plus qu’il ne soutient

Les lois ont leur utilité. Elles posent un cadre, définissent les limites de la liberté de chacun. Mais dans mon parcours actuel de reconversion, une loi m’enferme, m’infantilise. Elle m’empêche de me déployer — certes, à mon rythme, mais avec détermination.

Interprétée et appliquée à la lettre par un système, elle m’oblige à demander des autorisations pour quitter le pays, pour me former, pour préparer un nouveau métier, pour participer à des conférences ou faire quelques heures de bénévolats… Des démarches lourdes, qui freinent l’élan vital, et consomme une énergie qui est plus utile ailleurs.

Je suis profondément reconnaissante de pouvoir survivre grâce à ce système. Je sais que dans d’autres pays, la situation serait bien plus difficile. Mais après plus de 25 ans dans des fonctions à responsabilités, dont plusieurs comme cadre en multinationale, cette étape-ci est un véritable défi social.

Exploration

J’ai besoin de soutien, d’encouragements, de liberté pour tester, en confiance.

Le poids des mots

Je parle pour moi, mais j’ai croisé de nombreuses personnes dans une situation similaire : pleines d’envie de contribuer, de créer, de s’impliquer… et qui, dans l’ombre, se débattent avec les doutes et les angoisses que provoquent ce statut d’« invalide ».

Ce mot est d’une violence symbolique. On n’est (« être » fait référence à l’identité) pas « invalide » : on est « en transition », ou à la limite on a une difficulté, une problématique.

En PNL (Programmation Neuro Linguistique), le choix des mots est fondamental : certains construisent, mobilisent, permettent le changement. D’autres — comme « invalide » — enferment, figent, peuvent même paralyser.

Nous, « invalides », sommes d’abord humains. 🤍 Des êtres vulnérables, traversant une période de transition, en route vers autre chose. Ce que nous cherchons, ce n’est pas un statut, ni une étiquette, mais une place digne dans la société. Une place où nous pouvons contribuer, à notre rythme, avec nos forces du moment.

📊 J’ai d’ailleurs pris le temps d’examiner les chiffres des personnes en situation de maladie de longue durée en Belgique. Les données sont frappantes. Je les ai compilées dans une présentation, pour nourrir les discussions et faire évoluer les perceptions.

👉 Si vous souhaitez consulter ma présentation ou en discuter, n’hésitez pas à me la demander en message privé ou par commentaire. Je serai ravie de la partager.

Présentation

Je ne fais pas cela pour moi. Je ne suis pas ici pour me plaindre. Ceux qui me connaissent le savent : ce que je recherche avant tout, c’est du win-win-win — pour moi, pour vous, lecteur/lectrice, et pour la société. Créer des ponts, des solutions, du sens. Redonner une dynamique humaine à un système qui s’essouffle, et dans lequel trop de personnes perdent pied en silence.

Réflexions sur une transition.

En me remémorant la théorie de ma formation de coach, la théorie de la « roue du changement de Hudson » me revient.

Ce modèle décrit les cycles de transition que nous traversons dans nos vies personnelles et professionnelles. Il distingue quatre phases :

  1. La Phase 1 – l’été: L’alignement et le lancement (l’énergie est positive et puissante, on expérimente de nouvelles idées et nouveaux projets avec enthousiasme et joie, on structure, on met en œuvre, on rêve et planifie)
  2. La Phase 2 – l’automne: La désynchronisation & le marasme (l’énergie est encore haute mais négative, on doute, on est déçu, la perte de sens apparaissent, renoncement à quelque chose, frustration, mal-être)
  3. La Phase 3 – l’hiver : Le Désengagement, le grand marsasme (l’énergie est faible, et négative, on se sens vide, remise en question profonde, repli sur soi, découragement, résignation et immobilisme, non mise en action)
  4. La Phase 4 – le printemps : La Réintégration, le renouveau (l’énergie est encore faible, mais positive, j’explore, j’expérimente, je perçois ce que je veux, le renouveau de soi)

Ce cycle est naturel et il n’est pas linéaire. Il est possible, avec du soutien et une bonne connaissance de soi, de passer du début de la phase 2 à la phase 1, sans passer nécessairement par la phase 3.

Je sais aujourd’hui reconnaître mes phases. Et même si je traverse des moments de découragement, je me donne le droit de ralentir. D’ajuster et de rester en mouvement.

En route

Pour bien transiter vers cette “autre chose”, j’ai besoin de responsabilisation, pas de mise sous tutelle. Laissez-moi documenter mes progrès, mes heures de recherche pour retrouver de l’autonomie. Mes efforts pour tisser des (nouveaux) liens sociaux, pour communiquer, pour inspirer, pousser des portes, entrer en contact avec le monde politique, pour tester différentes pistes : comme le bénévolat dans l’enseignement spécialisé ou dans une ASBL culturelle et musicale.

Un quotidien ralenti, un système trop rigide

Oui, mon handicap me limite. Il m’épuise aussi. Je ne suis plus économiquement performante selon les critères de mes anciens postes. Mais cela ne fait pas de moi une profiteuse, ni une irresponsable.

Je suis convaincue que la manière dont certaines lois sont appliquées finit par provoquer ce qu’elles veulent éviter : en nous considérant comme de potentiels fraudeurs, on finit par éteindre en nous l’élan, la dignité, la confiance.

Traitez quelqu’un d’incapable… il le deviendra. Les mots ont un pouvoir de réalité.

Je suis persuadée, qu’on ne naît pas mauvais. On le devient potentiellement à force de désillusions.

J’apprends beaucoup, dans cette période complexe. Notamment grâce à la sophrologie, où j’ai compris que l’anxiété est à la source de manque de confiance en soi. Donc! … si l’on mettait en lumière plus de “news” constructifs, non anxiogènes, pour redonner confiance à chacun, et à la société toute entière ?

Je suis têtue. J’ai encore des compétences, une éducation solide, des modèles féminins et masculins inspirants. Je continue d’agir. De persévérer. Mais j’apprends aussi à me respecter, car là je suis vraiment épuisée.

Grâce à ma psy, je comprends mieux pourquoi : mon système nerveux fonctionne en mode survie. Je veux faire comme avant, mais je n’ai plus les mêmes capacités visuelles. Et ce manque visuel est perçu par mon cerveau comme un danger, ce qui mobilise une énergie folle pour assurer ma sécurité.

Cette semaine, j’ai dû me résoudre à jeter l’éponge. J’ai démissionné. J’ai mis fin à l’activité que je construisais depuis des mois. Formations, outils, structure administrative… j’ai tout arrêté, et ça le jour même où j’avais rendez-vous pour prolonger son autorisation.

En faisant le bilan, d’abord avec une personne qui m’accompagne puis avec l’organisme qui gère mon dossier, j’ai compris. Compris que je ne pouvais plus avancer dans ces conditions.

Je constate. J’accuse.

Et je continue. Je partage pour espérer que cela serve…

Et si chaque loi qui touche à la vulnérabilité humaine était co-construite avec celles et ceux qui la vivent au quotidien ❓ Combien d’inefficacités, d’injustices et de souffrances éviterait-on alors

Un monde qui court – fly out

👉 Et si chaque loi qui touche à la vulnérabilité humaine était co-construite avec celles et ceux qui la vivent au quotidien ?

Combien de souffrances éviterait-on alors ?

➡️ J’ai à cœur de dialoguer, construire des ponts entre les réalités du terrain et les décisions. Contactez-moi 🫶

“Dès que tu avances sur le chemin, le chemin se révèle à toi.” Rûmî

Ce matin je découvre une de mes citations favorites sur le mur Facebook de Thierry Janssen (l’École De La Posture Juste) en partageant son interprétation et invitant à la réflexion .

T.J. 👉 Cela signifie t-il qu’il ne faut pas vouloir savoir où l’on souhaite aller? Je ne le pense pas. Cela signifie plutôt qu’il faut avancer, avec confiance, vers l’horizon, en découvrant la route qui y mène, se laissant guider par la sagesse qui nous dit de ne jamais renoncer à nos rêves, de ne jamais nous décourager, mais de nous adapter aux contraintes que nous rencontrons sur la route et, surtout, de nous laisser émerveiller par ce que nous découvrons, car tout est opportunité, tout est cadeau.

Et pour vous, que signifie ces paroles de Rûmî?👈

🎨 Sarah Debeuckelaer sur insta

Une invitation à réfléchir que j’ai prise avec joie, pour éclairer ma pensée.

La confiance en la vie, m’émerveille mentalement, saisir l’opportunité, oui ça me parle aussi, car la vie a ses moments doux et limpides. J’y trouve aussi du courage et force pour les moments moins évidents.

Je ressens cette citation comme un mélange de volonté -la vigilance de choisir où on met les pieds, pour ne pas écraser ou se blesser-, d’abandon de volonté – La souplesse de se laisser porter par la vie même et d’adapter son objectif en fonction de ce qui se trouve sur le chemin, qu’on intègre au fur et à mesure qu’on avance, et la sagesse de contourner ou d’éviter un obstacle, plutôt que de « vouloir » le pulvériser ou le déplacer, ce qui serait de l’ordre du « psycho -rigide ».

Parfois il est nécessaire aussi de faire appel à de l’aide pour éclairer les difficultés, pour être accompagné à traverser les étapes difficiles ou une météo moins clémente.

Et vous, qu’est-ce que cela évoque en vous ?

Une conférence, de la bienveillance, des rencontres, des regards…

Jeudi soir se tenait la deuxième conférence d’un cycle de quatre, organisée par Nicolas Janssen et Bruno Humbeeck, où cette séance avait pour thème « Comment vivre collectivement plus heureux ».

De gauche à droite : Bruno Humbeeck, Dimitri Mertens, Marbella Pérez Peña, Gwenaëlle Bresmal et au micro Nicolas Janssen

« Vivrons-nous mieux demain ? », était le sujet de la première conférence qui avait lieu en février, avec Adélaïde Charlier, Vinz Kanté et Bruno Humbeeck comme intervenants principaux.

Les deux thèmes me tiennent particulièrement à cœur, dans mon métier d’accompagnement pour soulager la souffrance des gens et les aider à se remettre en route vers un objectif qui fait sens pour eux.

Le premier thème houleux en rapport avec l’eco-anxiété nous avait bien secoués. Ce que je retiens, c’est que pour mieux vivre cette anxiété, un soulagement est obtenu en mouvement, en mettant en place des actions concrètes. A mon niveau, hors mon métier, et ma sensibilité au vivant, ces actions se font par le partage de connaissances, la publicité pour des conférences inspirantes comme celle-ci. Je pense que chacun peut définir ses actions pour le bien-être au sens large, pour soi, pour les autres, et pour la communauté entière du vivant, les trois filtres essentiels dans la prise de décisions.

Hier soir, le thème du collectif nous a permis de comprendre comment naviguer dans le monde avec nos ressources intérieures, que l’on peut développer à l’infini grâce à notre cerveau qu’on utilise à plein régime (et non à 10% comme d’aucuns l’affirment) , pour trouver des alternatives à nos quêtes d’assouvissement de nos besoins fondamentaux, comme définis par la piramide de Maslow.

Illustratration Pauline Antoine

Pour rephraser: Consommer en conscience, avec le moindre impact possible sur les ressources planétaires limitées, que ce soit pour s’alimenter , se loger, nourrir nos liens avec nos semblables, entretenir notre estime, et trouver un sens à notre existence.

Voilà ce que je retiens en grandes lignes de l’intervention de Dimitri Mertens, qui depuis qu’il est sorti de son activité au sein de Climact pour être co-auteur de récits alternatifs.

La conférence a continué avec beaucoup de conscience, avec deux intervenantes qui nous ont éveillés à la pleine conscience. Nous y avons même goûté en une minute de pratique, ce qui a amené plus de présence encore à la conférence. Gwenaëlle Bresmal nous a parlé de l’impact de la pratique sur les ados, plus particulièrement celles et ceux en proie à l’anxiété, sociale ou écologique, pour que ces jeunes puissent appréhender le monde avec plus de recul, se construire avec plus de souplesse et apprendre à se comprendre et à se connaître avec bienveillance. Le rôle de l’empathie y est fondamental. Le sentiment d’appartenance en découle.

Présentation de Marbella Pérez Peña et de Gwenaëlle Bresmal, Nicolas Janssen au 🎤

Marbella Pérez Peña nous a également parlé de pleine conscience dans le cadre de la scolarité avec des expériences concrètes. Cette pratique apporte plus de lien à soi et avec notre entourage, un lien que j’interprète comme étant de plus grande qualité que celui que les jeunes ont via les réseaux sociaux digitaux. Elle nous a parlé de lenteur, d’être plutôt que de faire.

Marbella Pérez Peña

Bruno Humbeeck nous a parlé de lucidité, de développer un esprit critique pour appréhender le monde avec discernement. Avec un exemple concret d’enfant en classe où l’instituteur.trice se trompe en nommant giraffe un hippopotame et inversement, sans la correction d’un autre adulte présent, l’enfant « obéira » et nommera les animaux de façon erronée. Il nous a donc proposé une forme de la désobéissance face à une personne d’autorité, en gardant une obéissance aux règles, justement pour permettre l’esprit critique et surtout permettre ou autoriser le doute pour continuer à chercher la « vérité« .

Bruno Humbeeck

Dans la continuité de cette question de « vérité », nous faisons face au développement des IA. Bruno nous a aussi développé brièvement l’histoire de l’évolution des mondes virtuels, depuis la réalité augmentée jusqu’à l’arrivée des IAs. Ayant une carrière de plus de 15 ans en transition numérique, je dirais même avec passion pour la partie mise en lien des collaborateurs et communication inter-départements dans les entreprises, j’ai été fascinée par la réalité augmentée pour faciliter les maintenances d’appareils médicaux (comme chez IBA). La suite de l’évolution du développement de l’intelligence numérique est passée par les métavers, des mondes virtuels, qui personnellement m’ont fait très peur. Bruno a évoqué cette évolution en disant qu’elle s’est fort heureusement étouffée. Maintenant, nous sommes face à des IA, qui ne doutent jamais, où nous devons rester vigilants, en gardant (ou développant) un esprit critique.

Bruno Humbeeck

La soirée a continué avec la question du « que faire finalement maintenant », en évoquant le besoin d’écrire un récit. Nous avons besoin d’un nouveau récit, car le récit actuel du progrès comme solution nous amène droit dans le mur. Ce nouveau récit prend du temps, du silence en soi pour se réapproprier son récit, puis aussi prendre le temps de digérer les récits que nous entendons, faire une pause, et puis décider de comment nous réagissons (ou pas) aux différents récits.

En conclusion, j’ai compris que sur le thème du mieux-vivre ensemble, nous faisons face à plusieurs transitions, qui passent par un changement de regard -Ah, que ces mots résonnent avec passion en moi –

La soirée a continué avec des questions posées par le public venu en nombre, des échanges riches au sujet de la publicité et de sa réglementation, où Bruno a parlé du besoin de règles concernant les algorithmes qui « proposent » des publicités en relation avec nos désirs les plus intimes, car ces IA analysent nos « likes » sur les réseaux ou nos recherches sur le net. Il nous rappelle la situation géostratégique, les États Unis créent, la chine copie et l’Union européenne réglemente, sauf que ces derniers ont toujours une bataille en retard.

Pour conclure, et j’adhère complètement, le récit se construit pas à pas,en avançant par essais-erreurs, en questionnant et surtout en continuant à évoluer.

Mon émerveillement principal reste la fascination pour l’évolution, que ce soit dans la nature, dans mes relations, chez l’autre, ou en moi. Je me dis souvent en rencontrant une connaissance : « Qu’est-ce qui a changé depuis notre dernière rencontre ? » J’aspire à ne jamais figer quelqu’un dans une version qui parfois a été une interprétation avec les filtres émotionnels du moment de la dernière rencontre.

Une facette artistique si réconciliante et qui apporte une lumière au récit, était également présente, au travers d’une merveilleuse illustratrice, Pauline Antoine, qui a résumé la conférence avec ses illustrations réalisées en direct .

🎨 Pauline Antoine

Je terminerai par féliciter Nicolas Janssen pour la mise en œuvre d’un programme qui rassemble, qui à mon sens, facilite la création d’un récit collectif de façon visionnaire entre citoyens, chercheurs, actionnaires du vivant (pour ne pas utiliser le mot activistes, plus connoté), incluant la politique d’une manière accessible. Quelle belle preuve de joyeuse ouverture d’esprit!

N’est-ce pas là aussi un bel exemple de congruence!

Les deux prochaines dates sont connues, une en Juin et la dernière en juillet. Pour celles et ceux en Belgique, je vous inviterais à suivre Nicolas Janssen et Bruno Humbeeck sur LinkedIn pour en connaître les détails.

La liberté de choisir

Ce matin en ouvrant le réseau social professionnel LinkedIn je découvre une pépite de mon amie Valérie.

Son poste qui parle de dualité, donc assez sensible et sérieux, même si elle a l’art d’y mettre douceur et légèreté, cela parle de notre société, des réseaux sociaux, et autres situations où le débat du choix pour ou contre se fait sentir.

Ce thème me passionne beaucoup, car il permet une fois qu’on comprend le mécanisme, de s’en libérer.

Voici le poste de Valérie Malisse – liens vers LinkedIn en bas de page:

« Prendre parti. Être pour ou contre. Se ranger d’un côté ou de l’autre.

J’ai comme une l’impression que l’on me demande de choisir.

Dans l’actualité, dans les débats, sur les réseaux… Tout me semble polarisé. 

Comme s’il fallait absolument cocher une case, défendre une position, entrer dans l’arène des opinions tranchées.

Est-ce que les divisions sont vraiment la seule option ? Au lieu de nous enfermer dans des camps, pourrait-on ouvrir une troisième voie ?

Pour moi, refuser de choisir un camp, ce n’est pas de l’indifférence, c’est une autre manière de voir le monde.

Une façon de privilégier le dialogue plutôt que l’affrontement, la nuance plutôt que les certitudes.

Cette semaine, pas de citation à l’honneur, même si je fais allusion à une phrase tirée d’une chanson de Jean-Jacques Goldman. J’avais envie de t’offrir quelque chose d’un peu différent, de partager avec toi une réflexion qui me trotte en tête depuis un moment.

Selon toi, comment pourrions-nous encore plus prôner l’unité ? 

#podcast #acast #inspiration #réflexion #espritcritique #nuance »

www.linkedin.com/posts/activity-7311278454551859200-Gvb6

🎨 Sarah Debeuckelaer aka art__ica sur Instagram https://www.instagram.com/art__ica

☀️En réponse au thème du « dilemme » que mon cerveau interprète comme « duel » je me suis apportée une autre « religion », et je m’explique.

En PLN (Programmation Neuro Linguistique) :

👉 1️⃣ option = contrainte

👉 2️⃣ options = dilemme

👉 À partir de 3️⃣ options = choix

🚨Le dilemme représente un ⚡️blocage 💥pour le cerveau, on se sent coincé.

Lorsque qu’on apporte la vision pour s’ouvrir à d’autres opions intermédiaires ou encore différentes, c’est là que la liberté revient.

🔦Maintenant, depuis au moins 5 ans, on est habitué à être dans un jeu de dilemme, et notre cerveau aime garder les habitudes, il a tendance à ne pas trop aimé changer – surtout lorsque qu’on lui parle de « sortir de sa zone de confort » ou je préfère lui parler d ‘ « élargir sa zone de confort » – alors merci Valérie, pour cette ouverture d’aide à se réhabituer au choix, avec tant de douceur.

🎨Pour revenir à ta question du duel, quand je vois ce non-choix, automatiquement j’apporte au moins une option supplémentaire.

🔐 je garde en quatrième aussi une option ultra importante pour le cerveau dans certaines situations d’accompagnement avec mes clients, qui n’est pas à l’ordre du jour.

Belle fin de semaine ☀️


🌱 Une tranche de vie vulnérable… et une nouvelle étape.

Longtemps, j’ai caché une part de moi, par peur du rejet – dans le monde professionnel comme personnel. Et vous savez quoi ? J’ai réussi… J’ai été rejetée, car moi-même je rejetais cette part de moi.

Puis, fin février, un basculement progressif a fait tomber cette protection… qui n’en était pas une, je me suis fait eu toute seule! Donc voilà, j’ai baissé les armes.

🔹 Mise à jour

Fin 2024, dans le sac de Mère Noël Valérie, j’ai pioché un porte-clé avec cette citation :
« Je bouleverse ta vie pour te faire bouger… pas pour t’arrêter. » – signé L’Univers.

Puis en janvier, son cookie de fortune m’a soufflé :
« Et si, comme moi, tu sortais un peu de l’ombre… »

Des signes que j’ai laissés mûrir, jusqu’à aujourd’hui. Il est temps d’accepter ce qui est là depuis bientôt deux ans, et de transformer cette faille en force, et d’oser cet exercice vulnérable et difficile .

Le changement, c’est bien ma spécialité, la résilience et l’adaptation; mon mode de fonctionnement. Depuis la fin de mon salariat, j’ai suivi toutes les séances d’outplacement, je me suis formée à la creation de site web sécurisé WordPress, j’ai créé mes deux sites internet ainsi que ma page Google Business, j’ai repris des formations en Programmation Neuro Linguistique, Emotional Freedom Technique (EFT), Hypnose, en Thérapie Brêve Systémique et Stratégique façon Palo Alto (Centres Virages Accompagnement en thérapie brève et coaching), réalisé des études comparative de banques, caisses sociales, et comptables et j’ai fait mes choix, lancé des activités indépendantes en tant que consultante et coach, obtenu des interviews avec succès (reprise dans la base de données) avec plusieurs boîtes de consultants et d’intérim management, j’ai fait tant de belles rencontres lors d’événements de réseautage, et je persévère, car c’est ma nature.

💡 voilà que je sors de l’ombre… pour vous parler d’ombre.

🎨 Sarah Debeuckelaer #manouchezaine inspiré par #alexstoddard

Un matin de mai, je me suis réveillée avec une part de vision en moins. Depuis, intensément oscultée, sans cause définie, mon champ visuel de près me demande une énergie folle : lire, écrire, dessiner… entaché .

Aujourd’hui, je cesse la bataille pour voir ces détails. J’accepte cet handicap visuel invisible, avec l’espoir que la brume finira par se dissiper.

Progressivement je focalise mon attention sur l’invisible, à travers mes autres sens, surtout ma sensibilité au vivant, et puis de m’orienter sud vers plus de soleil, car lui seul me donne le plus de repères et de saveurs.

🌞 Et maintenant ?

👉 Mon but reste le même : accompagner les personnes, entrepreneurs et les organisations à traverser le changement. Cette graine-là continue de germer

Férue de co-création, de solutions plutôt que de difficultés, comme le disait si bien Einstein « Nous ne pouvons pas résoudre nos problèmesavec le même mode de pensée que celui qui les a créés » … je désire encore plus maintenant élargir ma zone de confort et de connaissance.

#Résilience #Vision #Transformation #Accompagnement #Entrepreneuriat #Innovation #SENS #conseils #rencontre

👉 j’ose car c’est difficile – brillant podcast de Valérie Malisse

Présence humaine pour adoucir La brume

Quand la vie nous met des rideaux de pluie ou des nuages de sable devant les yeux, quand avancer demande plus d’efforts, de quoi avons-nous besoin ?

Ce texte d’Ernest Hemingway parle de présence lors de ces moments brumeux.

« Dans nos moments les plus sombres, nous n’avons pas besoin de solutions ni de conseils. Ce dont nous avons profondément besoin, c’est simplement d’une connexion humaine: une présence silencieuse, une douce caresse. Ces petits gestes sont les ancres qui nous maintiennent stables lorsque la vie nous semble trop lourde.

S’il te plaît, n’essaie pas de me réparer. Ne prends pas ma douleur comme la tienne, et ne repousse pas mes ombres. Assieds-toi simplement à côté de moi pendant que je traverse mes propres tempêtes intérieures. Sois la main secourable que je peux saisir pendant que je trouve mon chemin.

Ma douleur, c’est à moi de la porter et mes batailles, à moi de les mener. Mais ta présence me rappelle que je ne suis pas seul dans ce monde vaste et parfois effrayant. C’est un rappel silencieux que je suis digne d’amour, même lorsque je me sens brisé.

Alors, dans ces heures sombres où je me perds, seras-tu là ? Non pas comme un sauveur, mais comme un compagnon. Tiens ma main jusqu’à ce que l’aube arrive, en m’aidant à me souvenir de ma force.

Ton soutien silencieux est le cadeau le plus précieux que tu puisses me faire. C’est un amour qui m’aide à me souvenir qui je suis, même lorsque je l’oublie. »

Ernest Hemingway

Une nuit à Lyon

Alors même si je ne peux réparer personne, en tant que coach, j’ai des clés, des outils pour accompagner la sortie de ces instants difficiles et aussi une présence qui vise à apporter une lumière dans la pénombre. Je ne suis pas la lumière, juste la guide vers le bouton qui alimente l’étincelle pour allumer la flamme.

Parce que soleil est toujours là, même derrière les nuages, ou après la nuit.

Appel à la résistance!

Écrit le jour de la saint Valentin:
En ce jour de l’amour je constate que le plus grand TABOU du siècle, c’est l’amour!

J’en appelle à la résistance!
Résister à la tentation de trouver l’erreur, de chercher la faille, de scruter la difficulté.

Je constate que globalement depuis quelques mois (paysage optimiste), le clivage pousse, grandit, se nourrit… de quoi et de qui, ce n’est pas vraiment ce qui me préoccupe le plus.
Plus on s’occupe de chercher ce qui ne va pas, plus on réussi à trouver ! eh oui ce fameux biais cognitif de confirmation.
Notre voix porte souvent le poids de la dualité, les habitudes du pour ou contre, du clivage avec l’autre. Au final nous sommes même peut-être devenu une identité clivée, jugeante et aliénante.

Je constate que nous scrutons les dissimilitudes avec grande fougue, comme quand on se frustre à trouver « les 10 différences » dans les deux dessins de la rubrique loisir d’un journal.

L’appauvrissement de cette « chose qui rapproche », gangrène l’existence même de l’Amour.

Alors maintenant que le diagnostic posé, et la cause de l’embrouille, ou du trouble écartée de l’équation du système troublant, qu’ est-ce l’antidote ?

Changer une habitude est un miracle pour soi… Comme Héraclite le disait si bien « la seule constante, c’est le changement ». Un petit pas de changement à la fois, juste peut-être de sourire à un inconnu un jour, peut déjà faire une grande différence, sa petite goutte de colibri pour éteindre le feu.

Oser, se mouiller, plonger dans les regards et les paysages, écouter et entendre les mots et la musique à priori inaudibles ou inexprimés, ralentir un peu pour s’émerveiller… de ce qui n’est pas encore connu et faire silence.. pas obligé d’avoir une opinion sur chaque chose qu’on voit, entend et ressent.

L’AMOUR même est significative de résistance, chacun à sa manière … car oui l’expression de l’amour est créatif, individuel, sympathique, symbolique, touchant, coloré, craquant, croquant, élaboré, simple, fluide, élevant, stimulant intellectuellement, sifflant, grognant, plaisant, excitant, doux, intelligent, assoiffant de connaissances, titillant l’apprentissage de l’autre de sa différence …

En ce jour où commercialement l’amour se célèbre, alors que ce même concept s’appauvrit, je résiste plus encore.

Je résiste à ma manière : en étant femme, fille de, sœur, marraine, aimante, amie, copine, et aussi étant coach, artiste, consultante, j’agis pour inspirer, aimer les gens, aimer la différence (sauf quand elle nuit à autrui), pour respecter le vivant, sourire, dire des bêtises drôles et plein d’autres choses, de montrer un exemple de possible. En écrivant ce texte trempé d’amour.

OUI, j’aime profondément les gens, l’évolution, j’ai espoir que la résistance est en marche, les graines sont toujours présentes, il n’y plus qu’à prendre soin.

Je pense que le plus grand tabou du siècle c’est l’amour, et je résiste avec amour.

🎨 Sarah Debeuckelaer aussi connue sous le nom de #ManoucheZaine #ArtIca